La plupart des chiens sont au chômage!

Savez-vous que la plupart de nos chiens sont au chômage ?

En effet, beaucoup d’entre eux n’ont rien à faire de la journée, et tournent en rond. Certains font des dépressions, d’autres dorment en permanence, et d’autres encore développent une multitude de troubles liés à l’ennui et au manque d’exercices. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi. Lorsque l’on remonte au temps des tous premiers chiens sauvages, qui cohabitaient de manière précaire avec les hommes, l’on s’aperçoit que les humains et les chiens avaient établis un partenariat basé sur la coopération, impliquant des échanges de part et d’autres. En outre, le chien protégeait la maison des intrus, certains participaient à la chasse, d’autres aidaient à garder les troupeaux, en échange de quoi les hommes leurs fournissaient le gîte et le couvert, si l’on peut dire.

À l’heure actuelle, et depuis quelques décennies, un nouveau phénomène est apparu, celui du chien ‘‘qui ne fait rien’’ rien d’autre que d’être un chien de compagnie. Nous voilà donc passés du chien domestique au chien familier, avec les modifications génétiques que cela présuppose.

Avant les chiens étaient sélectionnés d’abord et avant tout pour leurs compétences physiques et mentales, pour leurs aptitudes (chiens de berger, de garde, de chasse…) et non uniquement pour leurs caractéristiques esthétiques. Leur rôle utilitaire (gardien, chasseur, berger….) ayant petit à petit disparu au profit d’un rôle social et affectif (substitut d’enfants, de conjoints, d’amis, faire valoir ou tout simplement compagnon…), n’ayant ni les mêmes objectifs, ni les mêmes contraintes, nous sommes arrivés à l’aberration suivante : nos chiens sont actuellement sélectionnés pour leur allure physique essentiellement, au détriment fort dommageable de leurs traits comportementaux. Ceci ayant pour conséquences désastreuses deux choses :

– Il n’y a jamais eu autant de chiens ayant des troubles du comportement qu’à l’heure actuelle

– Il n’y a jamais eu autant de chiens sans activité (donc au chômage) qu’aujourd’hui. La seconde étant bien souvent la cause de la première !

Heureusement des solutions existent !

Pour pallier à ce manque d’activités, plusieurs spécialistes se sont penchés sur la question. Joël Dehasse, vétérinaire comportementaliste belge à renommée mondiale, a élaboré un modèle simplifié d’activités, permettant de classifier les activités canines en cinq grandes catégories. Il en ressort que le chien a besoin en moyenne de 3 à 5 heures d’activités par jour. Chaque chien a bien entendu des niveaux d’énergie différents : certaines races, telles que le Border Collie, ont besoin de plus d’activités, tant physiques que mentales. D’autres races, en ont un peu moins besoin, mais toutes ont besoin d’exercices et de jeux. Les activités se divisent en 5 catégories :

  • Activité locomotrice : la promenade, la marche, la course, l’agility, la nage…
  • Activité intellectuelle: jeux nécessitant la discrimination ou la recherche d’objets …
  • Activité sexuelle : principalement pour les reproducteurs, en général les animaux de compagnie sont stérilisés.
  • Activité vocale : aboiements, chants, hurlements, pas vraiment appréciés par les propriétaires.
  • Activité masticatoire : manger, mâcher des lamelles, des os en peau de buffle, des jouets, des cordes à tirer… pour éviter qu’ils mâchent les pieds de table et les chaussures toutes neuves.

Vous pouvez parcourir le blogue pour savoir comment occuper votre chien grâce à ces différents types d’activités !

Comportementaliste Praticienne et Coach Certifiée en comportement animal (chiens-chats), elle offre deux services complémentaires : - consultations, cours d’éducation canine et conférences pour le public, et - conférences et formations spécialisées pour les professionnels du milieu animalier Ses méthodes positives sont basées sur l’éthologie appliquée, la psychologie expérimentale et la biologie animale.

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